L’étreinte du tango

 

Le tango ne se raconte pas. Il se vit. Cette danse assez méconnue par le passé, a pris ses racines sur les rives du Rio de la Plata, dans les faubourgs de Buenos Aires (Argentine) et de Montevideo (Uruguay) à la fin du XIXème siècle. Et a connu, depuis, un essor considérable dans tous les coins du monde. Il y a cette appartenance à une grande famille multiculturelle, d’horizons multiples au sein de laquelle on parle simplement un même langage, celui de l’émotion.

Débarquer à Lisbonne, Madrid, Rome ou Buenos Aires, poser ses valises et se laisser guider naturellement dans la ville par les amis tangueros. Un cercle d’amitié qui s’élargit et qui enrichit.

On se retrouve dans les milongas, bals de tango, où on s’invite avec le regard, cabeceo, pour respecter les codes traditionnels et l’éthique qui les accompagne.

 

Chacun des 2 partenaires est à l’écoute de l’autre, de la musique et même des silences. La tanda composée de 3 tangos est un court moment de 10 minutes mais reste une expérience imprévisible dont le mot clef est la connexion: À soi-même, à l’autre et aux sons du bandonéon.

Du tango on connait la musique langoureuse, le parfum de mélancolie et la poésie. Mais aussi, une forme de méditation qui mène au bien-être. Suite à des études dont celle publiée par la bibliothèque nationale de médecine des USA, les scientifiques confirment que le tango argentin réduit l’anxiété, le stress et la dépression et augmente les capacités cognitives. Aujourdui cette danse est même utilisée comme thérapie pour freiner l’évolution de la maladie de Parkinson. Certes, elle détend et déconnecte comme les autres danses mais la similitude s’arrête là. Le tango est intense, intimiste et d’une sensibilité inouïe. Embrasser le tango et la vie ne sera plus ordinaire. Elle s’habillera de passion et de magie.

Danièle Henoud